JE M’EN LAVE LES MAINS

FR (EN below)

Installation vidéo sur 3 écrans / Vidéo / DVD / Couleur / Son stéréo / 60 min. / 2013

JE M'EN LAVE LES MAINS-EXIT11-2015
Exit11 Contemporary art Gallery (Petit-Leez / Belgium), 2013

Dans l’espace d’exposition, trois vidéos sont réparties sur trois murs distincts, tournant en boucle à des temporalités différentes.
Au centre, une vidéo projetée sur la totalité de la surface du mur qui forme l’écran. Cette vidéo de 60 minutes qui donne son titre à la pièce (Je m’en lave les mains) représentent des mains qui se lavent au savon, jusqu’à sa dissolution complète. La lumière de studio clair obscur focalise sur les gestes de manipulation de ce savon entre les mains de la femme, parfois à la limite de l’érotisme.
Sur le côté gauche, une vidéo de 15 minutes (Le générique des contraires) est projetée sur le mur dans une dimension plus petite. Elle se présente comme une liste de 800 mots (400 couples de mots) défilant comme un générique de fin de film (de bas en haut) et constituée de contraires et d’antonymes réels ou imagés que chacun interprètera selon ses propres critères. Enfin, sur le côté droit, un petit écran diffuse une vidéo de 5 minutes (Le Grand Zapping), constituée de plusieurs centaines d’images vidéo extraites d’émissions télévisuelles : journaux télévisés, reportages divers, films de fictions, spots publicitaires, émissions sportives, documentaires scientifiques, etc. Ces images forment une sorte de terreau d’imageries collectives censées représenter l »état du monde actuel, avec ses catastrophes et ses joies.
Je m’en lave les mains, évoque le refus de Ponce Pilate, préfet de la province romaine de Judée, de se prononcer contre Jésus. Selon le Nouveau Testament : « Pilate voyant qu’il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l’eau, se lava les mains en présence de la foule et dit : Je suis innocent du sang de ce juste. Cela vous regarde. ». Autrement dit : « Qu’ils se débrouillent pour résoudre cette histoire, moi je m’en lave les mains. ». Cet ensemble de trois vidéos est une métaphore de notre position de citoyen lambda face à ce monde dans lequel nous vivons, que nous ne maîtrisons pas et devant lequel nous sommes démunis. Evoquant aussi, à l’image de Ponce Pilate, nos petits désengagements personnels et notre incapacité à faire des choix.

EN

I WASH MY HANDS
Video installation on 3 screens / Video / Blu-Ray / Color / Mute / 60 min. / 2013

In the exhibition space, three videos are spread over three distinct walls, reading videos in a loop with different temporality. In the center, a projected video on the entire surface of the wall that forms the screen.
This 60-minute video that gives the title to the play (I wash my hands) represents hands that wash with soap, until it is completely dissolved. The dark light studio light focuses on the gestures of manipulation of this soap in the hands of the woman, sometimes at the limit of eroticism.
On the left side, a video of 15 minutes (The generic of opposites) is projected on the wall in a smaller dimension. It is presented as a list of 800 words (400 pairs of words) scrolling like a film end credits (bottom to top) and consists of opposites and antonyms, real or pictured, that each one could interpret according to its own criteria. Finally, on the right side, a small screen broadcasts a 5-minute video (The Great Zapping), consisting of several hundred video images taken from television programs: television news, various reports, feature films, commercials, TV shows sports, scientific documentaries, etc. These images form a sort of breeding ground for collective imagery supposed to represent the state of the present world, with its catastrophes and its joys.
I wash my hands, evokes the refusal of Pontius Pilate, prefect of the Roman province of Judea, to speak against Jesus. According to the New Testament: « Pilate seeing that he gained nothing, but the tumult increased, took water, washed his hands in the presence of the crowd and said: I am innocent of the blood of this just. It’s up to you. « . In other words: « That they manage to solve this story, I wash my hands. « .
This set of three videos is a metaphor for our position as a common citizen facing the world we live in, that we do not control and in front of which we are deprived. Also evoking, like Pontius Pilate, our small personal disengagement and our inability to make choices.